La ruche : Dadant ou Warré ?

La ruche : Dadant ou Warré ?

Lorsque l’on souhaite débuter en apiculture, bien souvent, on souhaite simplement élever des abeilles dans son jardin.
Cela ne semble pas compliqué, une emplacement, une ruche, des abeilles, un bon bouquin et c’est parti…

C’est ce que je pensais initialement puis après discussion avec un apiculteur je me suis inscrit, et je le conseille, à des cours d’apiculture.

C’est alors que l’on se rend compte qu’il n’y a pas une apiculture, une méthode, une ruche, une race d’abeilles…
Il faut donc faire des choix mais avant tout savoir ce que l’on veut… et cela on n’y avait pas forcément pensé…

Autre modèle de ruches dans une plantation d'orangers (USA)

Autre modèle de ruches dans une plantation d’orangers (USA)

Personnellement, mon apprentissage à ce jour est basé sur l’utilisation de la ruche de type Dadant et des abeilles sélectionnées Buckfast.
Il ne s’agit pas vraiment d’un choix, même si je ne le regrette pas, mais d’une solution qui s’est imposée en raison :

  • de la formation suivie qui est basée sur ce concept,
  • du milieu des apiculteurs que je fréquente,
  • de la généralisation de ce modèle de ruche surtout pour sa production,
  • de la sélection des abeilles pour leur productivité et leur douceur.
Trois ruches Dadant et une ruche Warré construite avec une palette...

Trois ruches Dadant et une ruche Warré construite avec une palette…

Cela ne doit pas nous empêcher de nous intéresser à d’autres approches. C’est ce que je propose dans cet article, incluant une vidéo qui m’inspire.
Il s’agit d’une présentation de l’apiculture avec la ruche Warré qui offrirait, pour quelqu’un comme moi, orienté davantage sur l’observation et la protection des abeilles plutôt que sur la production, des caractéristiques particulières :

  • simplicité d’utilisation et standardisation des composants,
  • réduction des visites, observation sans ouverture, pas ou très peu d’enfumage,
  • nécessite moins de matériel et d’investissement,
  • la cire gaufrée, les cadres et la grille à reine ne sont pas utilisés,
  • pas de nourrissage au sirop.

La vidéo, très instructive est relativement longue, je vous recommande de prendre le temps de la visionner intégralement.
Je propose en dessous de celle-ci un accès par sujet abordé à l’aide d’un minutage, évitez cependant de tirer des conclusions hâtives sans avoir assimilé le contexte global par la vision complète de cette vidéo.

01’10 : origine de la ruche : très faible coût, peu de temps, peu de connaissance, production familiale
05’23 : version « améliorée » de la ruche initiale; une boite vide. Il ne faut pas mettre en parallèle avec les ruches à haut rendement actuelles, l’approche est différente
06’30 : le traitement des parasites reste cependant une nécessité
07’12 : composition de la ruche warré, tous les éléments de la même taille superposé dans une forme tubulaire
08’12 : observation de l’intérieur par une vitre arrière (sur certains modèles) : très utile aux débutants : observer sans ouvrir
09’38 : le toît, débordant : un toit métallique de type datant
10’20 : bouts de bois pour écarter la ruche du couvercle, utile à la ventilation
10’35 : coussin dans la partie supérieure et inférieure, grillage inox maintenu par 4 planches pour la protection contre les intrusions et la lutte contre l’humidité interne
12’00 : l’isolation est inutile mais il est nécessaire de protéger les abeilles de l’humidité interne à la ruche pendant l’hiver
13’35 : grille à propolis : régulateur thermique et hygrométrique : l’abeille bouche ou débouche selon ses besoins
14’28 : les éléments de la ruche et les barettes amorcées
18’15 : la ruche ne fait pas tout, il faut un endroit propice pour les abeilles
18’45 : élément bas de la ruche, grillagé et toujours ouvert, donne accès à la ruche aux abeilles (planche envol)
19’14 : les trois types de ruches : tronc ou panier, ruche modulaire (tubulaire), industrielle (langstrom, dadant)
21’24 : Dadant nécessite le remplacement périodique des composants (plus couteux) contrairement à Warré
23’15 : les ruches industrielle ont environ un rendement double
24’20 : la charge de travail est beaucoup moins importante, donc plus rentable avec Warré
27’15 : ne nécessite pas de travail (à relativiser)
28’00 : structure en cheminée, prélèvement du miel et nécessité de l’évaporation importante
30’00 : le travail essentiel de l’abeille est de sécher le miel par ventilation, il faut une configuration de séchoir pour faciliter le travail (et la consommation des abeilles)
31’58 : le format de la ruche correspond au volume de l’essaim en hiver
33’10 : recouvrement des parois de la ruche, ne pas recouvrir l’extérieur pour permettre la sortie de l’humidité de l’intérieure
34’05 : recouvrir les parois intérieures d’un revêtement plastique déperlant : de la cire d’abeille (rentrée à chaud dans le bois 37’03)
35’13 : une ruche doit être faite comme une cabine de douche, le fond de la ruche ne dois jamais être fermé
36’30 : il faut nettoyer l’intérieur des ruches des traces de diarhées éventuelles après l’hiver
37’48 : avec ce type de ruche, pas d’entretien, une hausse sur 20
38’29 : ne pas peindre l’extérieur de la ruche et utiliser du bois durable non raboté car sèche mieux et plus résistant aux intempéries (39’48)
39’13 : une ruche Warré basique non vitrée complète coûte 30 €, 80 € pour la vitrée 100% Mélèze
42’00 : si l’on veut malgré tout peindre l’extérieur, utiliser une peinture scandinave bio à l’ocre
44’02 : la récolte du miel en Warré : en utilisant un chasse abeille
44’44 : l’enfumoir n’est utilisé que deux fois dans l’année : lors de la pose du chasse abeilles et pour produire les nucléus
45’00 : on évite l’enfumoir en étudiant le comportement de l’abeille au trou de vol et grâce à la partie vitrée (voir le livre Au trou de vol de Strosch)
46’00 : l’exploration détaillée de la ruche n’est utile que pour détecter les pathologies
46’55 : la fumée est un perturbateur olfactif et induit l’abeille en erreur sur le déclenchement d’un incendie
48’50 : il est suffisant d’observer le trou de vol, les vitres et le fond de ruche pour détecter la plupart des problèmes
50’27 : avec deux ruches, on réalise une dizaine de nucléis en plusieurs fois
51’00 : une autre technique que l’enfumoir est d’asperger légèrement les abeilles avec du sirop, les laisser s’en rendre compte quelques minutes puis opérer
52’00 : s’il reste des abeilles 48 hr après la pose du chasse abeille c’est probablement qu’il reste du couvain dans la hausse, alors celle-ci est laissée aux abeilles
52’18 : mais si la ruche est bien conduite le miel est automatiquement en haut sans devoir jamais placer de grille à reine
52’35 : les hausses sont placés très tôt à la floraison de l’aubépine
52’45 : une hausse avec cadres construits est placée en haut pour le miel et une autre en bas pour le développement du couvain, juste avant la miellée
55’30 : le contrôle de la présence du varoa reste indispensable et systématique (par comptage)
56’40 : utilisation de la graisse à traire pour capturer les varoas qui tombent sur la planche de collecte, on compte le nombre de varois tombés par 24 hr
57’35 : si plus de 10 varois (selon la taille de la ruche) par 24 hr, le traitement s’impose
58’32 : le traitement pour une ruche coute de 20 à 30 centimes
59’25 : les molécules naturelles sont plus efficaces que les pharmaceutiques tant pour le respect de l’apiculteur, de la nature que de l’abeille
01’00’35 : le traitement aux huiles essentielles est exclu totalement
01’01’30 : on utilise l’acide oxalique et l’acide formique (ces produits sont présents et dans le corps de l’abeille et dans le miel)
01’02’30 : il ne faut pas exagérer la dangerosité de ces produits
01’03’00 : traitement en 2 phases : automne avec l’acide formique, et au milieu de l’hiver si un peu plus de 10°C (à vaporiser en mélange sur les abeilles)
01’06’00 : important d’adhérer à une école pour la pratique indépendamment du type de ruche choisie
01’07’37 : pour le coût une Dadant avec un extracteur on peut acquérir 10 ruches Warré et le matériel d’extraction
01’08’50 : la Warré est certainement mieux adaptée aux régions plus froides alors que la Dadant aux plus chaudes (dans le sud)
01’10’30 : l’approche « producteur de miel en quantité » est différente
01’11’50 : dès le départ et avec des petits essaims, 4 éléments peuvent être posés directement pour limiter les interventions (sauf nucléus : 2 éléments)
01’12’45 : le matériel nécessaire pour l’extraction est limité et ne nécessite comme indispensable qu’une passoire d’apiculture à deux tamis
01’17’50 : utilisation du maturateur
01’19’45 : il faut 1h30 pour extraire le miel
01’22’00 : les manipulations pour retirer/décoller les barrettes de la hausse se font au couteau

 

à suivre au prochain épisode… encodez votre adresse pour être prévenu(e)…

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